Le dialogue est souvent présenté comme la meilleure voie pour résoudre les conflits. Pourtant, dans le contexte actuel de la République Démocratique du Congo, cette option semble vouée à l’échec. Pourquoi ? Parce que ceux qui appellent au dialogue sont les mêmes qui attisent le feu de l’agression contre notre nation. Ce double jeu, orchestré par des parrains occidentaux et leurs alliés régionaux, rend toute tentative de négociation illusoire.
Face à cette réalité, il est temps d’envisager des solutions plus radicales. Le véritable problème de l’instabilité dans l’Est de la RDC réside dans les régimes du Rwanda et de l’Ouganda. Paul Kagame, avec le soutien d’intérêts extérieurs, instrumentalise des groupes armés pour piller nos ressources et maintenir un climat de guerre perpétuelle. Mais il sait aussi que son avenir est lié à celui de Yoweri Museveni. Le départ de l’un entraînera inévitablement celui de l’autre.
L’Histoire nous enseigne que la diplomatie seule ne suffit pas face à une agression systématique. Les grandes puissances qui prônent le dialogue sont les mêmes qui arment nos ennemis. Comment croire en la sincérité d’une telle médiation ? La seule issue efficace face à la guerre imposée à la RDC est une réponse proportionnelle : les bruits des armes ne se taisent que par les armes.
Un parallèle frappant peut être fait avec la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, les forces japonaises avaient mené des massacres impitoyables. Face à cela, les États-Unis ont dû recourir à l’arme nucléaire pour faire cesser définitivement l’expansionnisme nippon. Ce fut une décision brutale, mais qui permit de rétablir un ordre mondial plus stable.
Dans le cas de la RDC, la question est donc claire : jusqu’à quand allons-nous nous laisser massacrer sous prétexte de négociations hypocrites ? Il est temps d’adopter une posture de fermeté et de mettre fin à cette guerre qui n’a que trop duré. Un peuple qui refuse de se défendre finit toujours par disparaître.
Lokombe Nkalulu
Rédacteur en chef du magazine Afriqu’Europe
