Par la rédaction du magazine Afriqu’Europe
Le Qatar, présenté comme un acteur de réconciliation entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, se trouve au cœur d’une polémique. Derrière les discours diplomatiques et les images officielles, une réalité dérangeante s’impose : l’émirat forme l’armée rwandaise, alors même que Kinshasa accuse Kigali d’agresser son territoire.
Cette double posture interroge. Comment un médiateur peut-il, dans le même temps, entraîner militairement l’une des parties en conflit ? La neutralité, principe fondamental de toute médiation crédible, semble ici compromise.
La question mérite d’être posée : si la situation était inversée, le Rwanda accepterait-il de s’asseoir à la table des négociations avec un pays qui soutient militairement son agresseur ? Les précédents historiques et la fermeté de Kigali sur les questions de souveraineté laissent peu de place au doute.
Face à cette ambiguïté diplomatique, une évidence s’impose : le destin du Congo ne peut se construire qu’entre Congolais. Cette conviction transcende les clivages politiques et les affiliations partisanes. Tout autre scénario ne serait qu’un mirage, voué à s’évanouir face aux réalités géopolitiques.
