Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en République démocratique du Congo, M. Paul Nsapu, a récemment effectué une mission à Paris, dans le cadre de la diplomatie des droits humains. Lors de son séjour, il a dressé un tableau préoccupant des graves violations des droits de l’homme perpétrées dans l’Est de la RDC, en particulier par la coalition armée AFC-M23.

À cette occasion, M. Nsapu a annoncé que la CNDH finalise un rapport général documenté sur les exactions commises contre les populations civiles, rapport qui sera prochainement transmis à la Cour pénale internationale (CPI). Ce document vise à éclairer la communauté internationale sur l’ampleur des atrocités et à renforcer les démarches judiciaires en vue de poursuivre les auteurs de ces crimes.
Rappelant la mission fondamentale de la CNDH – à savoir la promotion et la protection des droits humains en République démocratique du Congo – il a souligné l’importance de veiller au respect des libertés fondamentales et des mécanismes de garantie mis en place à cet effet.

Dans le cadre de son mandat, la CNDH publie régulièrement des rapports détaillant la situation des droits humains sur l’ensemble du territoire. Ces rapports sont transmis aux plus hautes autorités de l’État, notamment à la Présidence de la République, à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Gouvernement, ainsi qu’aux hautes juridictions du pays.
Par ailleurs, Paul Nsapu a lancé un appel pressant à une prise en charge urgente des déplacés internes, dont le nombre dépasse les 7 millions selon les dernières données des Nations unies. Il a notamment évoqué la situation critique à Bumdjumbura, où il s’est récemment rendu pour constater de visu les conditions de vie alarmantes de plusieurs dizaines de milliers de déplacés.

Dans cette même dynamique, il plaide pour la mise en place d’un Tribunal pénal international pour la RDC, afin que justice soit rendue et que les responsables de crimes graves soient traduits en justice.
Sa visite s’inscrivait dans le cadre d’une invitation officielle du Groupe parlementaire France–RDC à l’Assemblée nationale française, témoignant ainsi de l’importance du plaidoyer international pour une réponse efficace et juste à la crise humanitaire et sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.
Par Marie Curie
