Toujours soucieuse d’une information de proximité, la rédaction internationale du Magazine Afriqu’Europe (A-E), a frappé à la porte de monsieur Karl van Louwe, un sénateur du parti politique N-VA et ami du Congo. Ci-dessous l’essentiel de cet entretien-minute.
Afriqu’Europe: Bonjour Mr. Karl van Louwe, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Karl van Louwe: Je suis né à la côte, mais j’habite depuis 13 ans à Ganshoren, (Bruxelles). Avant mon mandat parlementaire, j’étais toujours actif dans le parti N-VA, en débutant comme collaborateur au cabinet du ministre Geert Bourgeois. Puis comme secrétaire de la fraction N-VA dans le parlement Bruxellois. Après les élections de 2010, la N-VA m’a coopté comme sénateur Bruxellois et je devins ainsi Président de la commission des affaires étrangères. En 2012, je faisais partie d’une délégation du parlement fédéral qui observait les élections parlementaires en RDC.
Finalement, en mai 2014 j’ai réussi à gagner mon propre mandat comme élu Bruxellois au sein du Parlement flamand où je m’occuperais des droits et des intérêts des flamands à Bruxelles, ainsi que de la politique étrangère de la Flandre. Je reste aussi membre du Sénat, en tant que représentant de l’entité fédérée flamande. La fraction N-VA est devenue la plus grande au Sénat et on va lutter pour réduire l’influence du Sénat, que l’on pense, est obsolète et n’a plus aucune valeur dans une politique moderne.
A-E: Parlez-nous de l’idéologie de votre parti, la N-VA ?
KV: D’abord, il est important de savoir comment la N-VA est devenue l’un des partis les plus importants de ce pays. La N-VA a commencé il y a quinze ans comme un parti petit. La naissance de la N-VA était simultanée avec le début du déclin du parti socialiste flamand. Maintenant, on aperçoit que ce n’est pas seulement le S.P.A, mais aussi les autres partis traditionnels qui n’arrivent plus à atteindre les succès qu’ils connaissaient auparavant.
Mais, la N-VA n’était jamais un parti de protestation. Nous avons toujours eu un profil “centre-droite” qui n’a jamais fait partie des forces établies. Nous sommes républicains. Cela veut dire que nous rejetons toute influence de la maison royale dans la politique intérieure et extérieure. Nous ne sommes pas un parti de révolution. On est pour une évolution. Nous trouvons que le citoyen belge paie trop de taxes et qu’il ne reçoit pas ce qu’il mérite. Dans ce respect, nous sommes le parti numéro 1 démocratique qui en a assez du gaspillage et qui veut motiver les gens et les autorités à se comporter de manière responsable.
Nous voulons l’autonomie pour la Flandre, c’est un résultat logique de l’apparition des deux démocraties en Belgique. Si le nord continue à voter pour le changement, et le sud persiste à soutenir un parti qui est au pouvoir depuis des lustres et qui persiste, seul et seulement, en finançant ceux qui n’ont pas d’emplois sans en exiger des efforts, une confrontation politique est inévitable.
A-E: Depuis votre dernière visite à Kinshasa et à Lubumbashi, en Nov. 2011, qu’en est-il de vos projets avec la R.D.C ?
KV: J’essaie de soutenir la politique démocratique en R.D.C en motivant le gouvernement fédéral pour s’engager plus profondément dans le processus politique. Le Gouvernement belge n’a toujours pas une note de stratégie pour le R.D.C. Egalement, ex. le gouvernement Di Rupo n’a jamais voulu prendre des risques avec Kinshasa. De même, il est nécessaire de continuer avec l’organisation des élections communales et provinciales Congolaises.
A-E: Que pensez-vous de la question de développement dans la R.D.C ?
KV: Je pense que la R.D.C est le pays avec le plus grand potentiel économique au monde. Mais, au même moment aussi, il est le pays qui connait le plus grand gaspillage économique. Cela me rend extrêmement triste, parce que tout le monde est au courant de la richesse qui est dans et sur le sol Congolais, les ressources naturelles et surtout humaines. Pendant mon séjour en R.D.C, j’ai pu voir la gentillesse, l’hospitalité et la convivialité des Congolais, et comment ils se débrouillent. C’est le potentiel de la R.D.C le plus méconnu. Propos recueillis par Lokombe Nkalulu
