Lāun des objectifs affichĆ©s de Swiss Golf et de plusieurs clubs est de parvenir Ć une pratique plus durable. Il reste du chemin Ć parcourir, y compris au niveau de la perception des golfeurs.
Comme 25 autres terrains en Suisse, le golf de Crans-sur-Sierre a obtenu sa certification durable. Ā«Aujourdāhui, on a tous notre responsabilitĆ© dans lāempreinte carboneĀ», a affirmĆ© Pascal Schmalen,
directeur du golf, jeudi, en conférence de presse.
Pour obtenir le label GEO, le parcours du Haut-Plateau a dĆ» changer sa maniĆØre dāentretenir ses 60 hectares. Lāarrosage du gazon est limitĆ© aux zones qui le nĆ©cessitent, Ć savoir celles dans lesquelles on joue.
En marge de cette herbe désormais un peu jaunâtre, des hÓtels à insectes et des nichoirs ont été installés pour favoriser la biodiversité. «On ne peut pas le faire sur le terrain de foot ou sur des courts de tennis, mais les golfs ont des capacités de régénération», explique Neil Beecroft, consultant en durabilité de
lāOmega European Masters.
Autant dāinitiatives et dāidĆ©es qui ont Ć©tĆ© saluĆ©es en confĆ©rence de presse par les parties prenantes du golf, jeudi, mais qui ne sont pas forcĆ©ment comprises par les golfeurs eux-mĆŖmes. Ā«Quand est-ce que vous allez leur expliquer que les golfs ne seront pas verdoyants et parfaits durant toute lāannĆ©e?Ā», a demandĆ© un greenkeeper, avec une pointe de frustration.
Sans aucun doute, cet employé de golf essuie les remarques des clients, qui ne dissocient pas forcément le durable de la négligence. «Cela ne se fera pas du jour au lendemain», a répondu Alicia Moulin,
responsable durabilitĆ© au sein de Swiss Golf. Elle se montre consciente quāil faut du temps pour que les mÅurs changent. Ā«Le British Open nous a beaucoup aidĆ©sĀ», a-t-elle ajoutĆ©, en rĆ©fĆ©rence Ć lāherbe plutĆ“t jaune que verte sur le parcours britannique.
En Suisse, 26 parcours ont obtenu la certification GEO et 30 autres ont entamƩ le processus pour se le voir dƩcerner.
