Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer les liens entre la diaspora et les institutions nationales, un événement d’envergure se tiendra à Paris le 8 avril 2026, réunissant acteurs institutionnels et membres de la communauté congolaise autour d’un thème aussi stratégique que fédérateur : « l’impôt unit nos destins ».
Organisée à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en France, cette rencontre se veut bien plus qu’un simple échange protocolaire. Elle s’inscrit dans une dynamique nouvelle portée par les autorités congolaises visant à repositionner la diaspora comme un acteur clé du développement économique et fiscal du pays.
Au cœur de cette initiative, le Chargé de missions de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) dialoguera directement avec les Congolais établis en France. L’objectif est clair : sensibiliser, expliquer et surtout instaurer une relation de confiance autour de la fiscalité, souvent perçue comme distante ou opaque.
Deux figures importantes prendront part à cet échange : Gérard Kaja Kambowa et l’Ambassadeur Émile Ngoy Kasongo. Leur présence souligne l’importance stratégique accordée à cette rencontre, à la fois sur le plan diplomatique et économique.
Dans un monde globalisé où les flux financiers et humains transcendent les frontières, la question de la contribution fiscale des diasporas devient centrale. Pour la République Démocratique du Congo, il s’agit non seulement de mobiliser des ressources, mais aussi de renforcer le sentiment d’appartenance nationale.
Ce dialogue, prévu de 14h à 17h, ambitionne ainsi de jeter les bases d’une collaboration durable entre l’État congolais et ses ressortissants à l’étranger. Il ouvre également la voie à une réflexion plus large sur le rôle citoyen de la diaspora dans la construction d’un avenir commun.
À travers cette initiative, un message fort est lancé : malgré la distance, les destins restent liés. Et c’est peut-être dans cette convergence entre responsabilité fiscale et engagement citoyen que se dessine l’avenir du Congo.
Par Lokombe Nkalulu Rédacteur en chef du magazine Afriqu’Europe
