Les putschistes entendent également rassurer la communauté internationale : les engagements du Burkina seront respectés, « notamment les droits humains », selon la déclaration lue à la télévision.
Le sort du lieutenant-colonel Damiba n’a pas été précisé. Réagissant aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, une source diplomatique française précise que l’armée française ne le garde ni ne le protège nulle part.
Cette déclaration des militaires putschistes vient clarifier la situation après une longue journée d’incertitude : les premiers tirs avaient été entendus vers 4h du matin et le quartier présidentiel était bouclé depuis. La présidence et le porte-parole du gouvernement avaient tenté de rassurer en évoquant de simples revendications financières au sein de l’armée, mais les « pourparlers » annoncés ont bel et bien conduit à la chute du régime.

