Suspecté de corruption, de blanchiment et de participation à une organisation criminelle, privé de liberté depuis le 9 décembre, l’ancien eurodéputé S&D italien Antonio Panzeri s’est désisté de son appel devant la chambre des mises en accusation, prévu ce mardi 17 janvier. Il reste donc en détention. Son avocat, Me Kennes, n’a pas souhaité commenter.
Parlementaire européen jusqu’en 2019, M. Panzeri est soupçonné par la justice d’être au cœur d’un schéma de corruption mis en place par le Qatar et par le Maroc, le premier pour enjoliver son image de marque, le second afin d’infléchir les positions du Parlement européen sur certains dossiers clefs, le Sahara occidental et les accords de pêche notamment. L’influence de M. Panzeri, craignent encore les autorités, n’aurait été possible qu’avec la passivité, sinon la complicité d’assistants parlementaires, voire de députés. Le Parlement a d’ailleurs accusé bonne réception de la demande de levée d’immunité des députés Eva Kaili – qui est incarcérée – et Marc Tarabella, levée qui devrait être effective au mois de février.
