La Russie a engrangé 158 milliards d’euros de revenus tirés des exportations d’énergies fossiles en six mois de guerre, profitant de cours élevés, selon le rapport d’un centre de recherche indépendant publié mardi, qui appelle à des sanctions plus efficaces.
« La flambée des cours des énergies fossiles signifie que les revenus actuels de la Russie sont bien au-dessus de ceux des années précédentes en dépit des réductions des volumes exportés », souligne le rapport du Centre for research on energy and clean Air (CREA), basé en Finlande.
Les cours du gaz se sont envolés à des niveaux historiques en Europe tandis que ceux du pétrole ont fortement grimpé au début de la guerre avant de reculer plus récemment.
« On estime que les exportations d’énergies fossiles ont contribué pour 43 milliards d’euros au budget fédéral russe, aidant à financer des crimes de guerre en Ukraine », ont calculé les auteurs.
Sur cette période, le CREA estime que le premier importateur des énergies fossiles russes a été l’Union européenne (pour 85,1 milliards d’euros), suivie par la Chine et la Turquie.
L’UE a décidé d’un embargo progressif sur ses importations de pétrole et de produits pétroliers. Elle a aussi déjà mis fin à ses achats de charbon mais le gaz russe, dont elle est très dépendante, n’est pour l’instant pas concerné.
