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Jour pour jour, cela fait exactement 40 ans depuis qu’il a plu au législateur de jeter les bases de la création de l’OCC (Office congolais de contrôle). Albert Kasongo Mukonzo et tout son personnel ont tenu à fêter autrement cet anniversaire. C’est la raison d’être de l’organisation d’une marche de santé qui a commencé sur le Boulevard Triomphal jusqu’au point de chute à la FIKIN (Foire Internationale de Kinshasa).
Avant de parler des festivités marquant les 40 ans de l’OCC et de cette marche de santé, il est intéressant de faire un rétrospectif de l’arrivée du DG Albert Kasongo Mukonzo à la tête de cette entreprise.
En effet, pour la petite histoire, il est important de faire remarquer qu’à son avènement, l’homme fort de l’OCC avait entendu qu’il allait descendre sur le terrain pour palper du doigt les vraies réalités de l’entreprise avant d’appliquer la thérapeutique de choc qu’il fallait pour booster toutes les activités de cette entreprise. Et cela, dans la manière d’un médecin. C’est dans cette optique qu’il s’était mis à l’écoute de toutes les catégories socio-professionnelles.
Comme on peut aisément l’apercevoir, c’était une façon de déblayer le terrain et au finish, trouver les voies et moyens de la refondation de l’OCC sur le plan stratégique et opérationnel, structurel et organisationnel, technique, administratif, humain, financier et matériel.
Tout ceci a permis au comité Albert Kasongo, d’anticiper comme il se doit, les changements à apporter dans l’avenir pour l’envol définitif de l’OCC. C’est dans cette perspective que durant deux ans de suite (2008-2010), l’homme fort de l’OCC a entrepris, ensemble avec ses collaborateurs, un véritable ratissage dans toute l’étendue de la République pour trouver des voies et moyens qui devaient servir de socle de la refondation de cette entreprise.
C’est dans ce contexte qu’un vaste agenda de travail a été conçu et qui s’articulait sur plusieurs fronts: modernisation de l’outil de travail, motivation du personnel, gage d’un rendement meilleur, signature des contrats de performance avec les entités, élimination du phénomène «couloir» à l’OCC, saisie en place d’un personnel de commandement compétent, organisation des élections syndicales, social des travailleurs…
Tout naturellement, les observateurs avertis qui suivent de près l’évolution de cette entreprise, affirment la main sur le cœur, que le DG de l’OCC a réalisé ce travail en restant constamment branché sur la révolution de la modernité et en suivant à la lettre les instructions de la hiérarchie. Point n’est besoin de rappeler que cet oiseau rare rompu dans la bonne gouvernance a su tirer son épingle du jeu.
A l’heure qu’il est, même les incrédules sont d’avis que, malgré la morosité conjoncturelle, l’OCC remplit loyalement et convenablement la mission lui confiée par le Gouvernement. Un bel exemple à suivre pour les autres mandataires publics.
Quid de cette marche de santé ?
En organisant la marche de santé à l’occasion des festivités marquant les 40 ans de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), le DG de cet office a voulu transmettre un message fort non seulement à tout le personnel de cette entreprise mais aussi et également à toute la population congolaise. Car, le physique seul ne suffit pas pour mener à bon port l’OCC. Il y a lieu de mettre également en compte la santé des agents et cadres de cette entreprise. C’est dire que le social des travailleurs de l’OCC a toujours été une des principales préoccupations du DG Albert Kasongo Mukonzo. Concernant ainsi cette marche, l’homme n’a pas mâché ses mots en déclarant dans son allocution :
«Nous étions sur la route de l’émergence 2030. Pour nous, l’émergence 2030, c’est un objectif. Nous n’avons pas voulu que nous puissions aller en 2030 uniquement qu’avec l’esprit et la tête, telle qu’ils nous accompagnent partout quand nous devons prendre une décision importante. Mais, nous avons voulu exceptionnellement, aujourd’hui, montrer qu’il n’y a pas seulement la tête mais aussi le corps. Pour dire un esprit saint dans un corps sain».
Avant de poursuivre: «Aujourd’hui, il nous fallait marcher pour montrer que nous avons besoin de notre corps pour affronter d’autres défis». D’où, la raison de ce test. Le personnel de l’OCC a démontré qu’il est en bonne santé. Pour Albert Kasongo, ceux qui comptent, ce ne sont pas les 40 ans de l’OCC, mais c’est l’avenir. Pour lui, l’avenir est plus important que le passé.
Allocution du Directeur général de l’OCC à l’occasion des festivités marquant les 40 ans de cette entreprise
Monsieur le Président du conseil d’Administration,
Monsieur le Directeur General Adjoint,
Messieurs les directeurs et chefs des départements, Cadres et agents de l’OCC et amis,
Mboté ! Avant tout, je tiens au nom du PCA, qui en principe aurait dû prendre la parole, mais étant donné qu’il a beaucoup marché et fourni des efforts incommensurables. Je vous remercie pour votre
présence massive. Nous avons commencé la marche sur le Boulevard Triomphal.
Mais, nous nous sommes retrouvés après une heure quatre à la Fikin ou nous avons suivi le Match de Football. Pourquoi nous avons fait cette marche ? Habituellement, quand on fête les anniversaires, c’est dans les salles qu’on se retrouve pour fêter. Mais aujourd’hui, nous en tant qu’OCC, nous avons voulu faire cette «marche de santé».
Nous étions sur la route de l’émergence 2030. Pour nous, l’émergence 2030, c’est un objectif. Nous avons voulu que nous puissions aller en 2030 uniquement qu’avec l’esprit, et la tête telle qu’ils nous accompagnent partout quand nous devons prendre une décision importante. Mais, nous avons voulu exceptionnellement, aujourd’hui, montrer qu’il n’y a pas seulement que la tête, mais aussi le corps. Pour dire un esprit sain dans un corps sain. Nous avons voulu bouger, bouger parce qu’effectivement comme l’a dit le Directeur Chef du Département Marketing, la marche a été très longue de 40 années, 40 ans de vie ; et il y a des amis qui nous ont quittés durant ce long parcours. Nous avons connu des moments difficiles à l’OCC, on a pensé, à un moment donné, qu’il allait disparaitre. Mais grâce à Dieu, l’OCC est encore là.
Aujourd’hui, donc il nous fallait marcher pour montrer que nous avons besoin de notre corps pour affronter d’autres défis. Défis qui vont se pointer sur notre chemin, sur la route de l’émergence, parce qu’aujourd’hui si vous avez une tête qui fonctionne merveilleusement bien, il ne faut pas que cette tête soit assise sur un corps qui tourne au ralenti.
C’est pourquoi nous avons voulu faire ce test et tous les cadres et agents ont montré qu’ils étaient en bonne santé. Nous savons simplement que sur le parcours, il ya eu deux petits accidents, notamment le Chef du département environnement qui s’est affaissé juste quand nous sommes arrivés et une dame du service de protocole qui s’est fracturé le bras.
Donc, nous n’avons pas besoin de discours aujourd’hui, nous avons simplement voulu vous remercier et vous dire que ce qui compte, ce ne sont pas les 40 ans que nous avons passés ensemble, mais c’est l’avenir. Je pense que l’avenir est plus important que le passé. Et, c’est l’avenir qui va permettre de construire demain un OCC fort qui va s’appuyer sur les agents et les cadres efficaces, en bonne santé. Et grâce à Dieu, je pense que nous allons relever tous ces défis. Je dis et je vous remercie.
MOT DE REMISE ET REPRISE
Après plusieurs mois d’incertitude quasi totale à la fois de l’élève qui attend les résultats des examens et des difficiles et complexes tractations politiques, nous voici enfin aujourd’hui à l’OCC. D’abord par la grâce du Tout Puissant qui a permis que cela se réalise et que lui seul sait pourquoi. De ce fait, nous tenons à lui dire simplement merci. Ensuite, le chef de l’Etat pour nous avoir témoigné sa confiance; le Ministre et tout le gouvernement pour avoir validé cette volonté du chef. Nous pensons tout particulièrement àMadame la Ministre du Portefeuille qui nous a permis de nous remettre en question. Je n’ai pas oublié toute son équipe, le COPIREP y compris, des véritables héros dans l’ombre. Il y a eu peu d’élus au finish. Mais Dieu est tellement bon dans sa magnanimité, il ne manquera pas de trouver des instruments d’Oxygénation pour le reste de nos amis, très nombreux du reste. Pourquoi le choix de l’OCC?
L’OCC est un vrai challenge pour notre Conseil d’Administration. L’OCC partage avec tous les services opérant au cordon douanier à savoir l’OFIDA, la DGM et les Services d’Hygiène. Un destin commun, celui de répondre aux multiples défis qui se présentent aujourd’hui à savoir:
• Primo: Les défis de sécuriser. Les recettes publiques. Point n’est besoin de rappeler les engagements ô combien importants du gouvernement dans le cadre des 5 chantiers du Chef de l’Etat.
• Secundo: Les défis sociaux qui vont de la protection de tous nos concitoyens à la préservation de l’environnement en passant par la prévention des risques sanitaires. Car, il faudra le cas échéant, éviter que le Congo devienne la poubelle de l’humanité.
• Tertio: les défis communicationnels. Le 21ème siècle est essentiellement un siècle de communication. L’OCC ne peut pas être en reste. “Ne doit pas s’enfermer dans une sorte de ghetto.” L’OCC est condamné à communiquer, à donner une information claire, visible et exhaustive. Les résultats des analyses des laboratoires ne doivent pas être cachés pour piéger l’opérateur économique. lls doivent être vulgarisés. Cela donnera une image positive de l’OCC. Et pas se fourvoyer dans les BI comme c’est souvent le cas.
• Quarto: les défis économiques. Il nous faut favoriser la standardisation de nos produits afin de fidéliser les consommateurs au plan national et au-delà des frontières. Ceci doit être l’enjeu majeur.
N’est-ce pas Monsieur l’ADG honoraire Mbayo, vous qui venez d’enrichir l’OCC d’une étude sur la normalisation ?
Malheureusement, ce qui domine aujourd’hui à l’OCC et partout ailleurs, c’est l’esprit péager, le culte de la cueillette, une sorte de douane parasitaire au détriment des missions nobles et valorisantes.
Que faire ?
Nous ne venons pas à l’OCC en super man, avec une potion magique dans notre gibecière pour résoudre seuls tous les problèmes. En ce qui me concerne, je me présente à l’OCC avec juste deux démarches simples:
1. Je vais DESCENDRE pour rencontrer la vraie réalité de l’OCC sur terrain, ses problèmes, poser à la manière des médecins un diagnostic complet de l’entreprise. Le phénomène typiquement l’OCC appelé phénomène COULOIR sera diagnostiqué aussi. Il semble même que c’est érigé en «Département»: le Département couloir. Pour se faire, j’irai à la rencontre de tous.
– D’abord toutes les forces vives de l’OCC, de Kinshasa et des Provinces, du Directeur à l’huissier,
– Le monde syndical, les mamans.
– Les partenaires de l’OCC, les entreprises publiques, les opérateurs économiques et sociaux,
– Le monde scientifique. Nous avons besoin de tout le monde.
– Enfin, le monde politique.
L’objectif ultime est de créer une vraie synergie entre les trois sommets du triangle : OCC-OPERATEURS ECONOMIQUES et MONDE POLITIQUE.
Car, je persiste toujours à croire que les bonnes victoires en société sont collectives et non individuelles.
• Ensuite REMONTER
Donc, après avoir suffisamment compris, je vais effectivement décoller pour tenter de construire une vision dynamique de l’OCC, celle qui devra s’adapter aux profondes mutations qui se présentent. Il faudra travailler non pas dans le cadre de la conservation en cultivant les réflexes du boutiquier du ligablo. Mais, plutôt travailler dans le cadre de la refondation de l’OCC et ce, au plan multidimensionnel stratégique et opérationnel, structurel et organisationnel, technique, administratif; humain, financier et matériel.
Il nous appartient d’anticiper nous-mêmes les changements. Si nous ne le faisons pas, d’autres les ferons à notre place et ce sera trop tard, car la potion risque fort d’être très amère. Et par une approche pédagogique, nous allons essayer d’expliquer, car beaucoup ne comprendrons pas. Et quand on ne comprend pas, il y a risque de créer de la résistance.
Dans l’hélicoptère, je ne saurais malheureusement emmener tout le monde. De ce fait, j’aurais besoin d’une force, une masse critique, un groupe de travail permanent pour piloter cette mission.
Quel sera le mot d’ordre?
Dans la gestion des ressources de toute entreprise, la gestion des ressources humaines restera toujours la composante la plus problématique. Car, elle intègre les contours souvent non maitrisables tels l’émotion, les zizanies, les peaux de banane, la flibusterie, l’hypocrisie, la magie. Et la difficulté de toute relation humaine est toujours la conséquence d’un défaut de communication.
C’est pourquoi notre devise, surtout dans notre relation avec le monde syndical, sera le dialogue pour plus d’harmonie.
En outre, nous devons toujours faire preuve d’ouverture d’esprit dans toutes nos actions. En son temps, j’avais beaucoup apprécié la démarche de Monsieur l’ADG honoraire Kanama venu dans mon bureau à la recherche d’un partenariat sincère. C’est un exempte à suivre. C’est aussi l’occasion d’apaiser ceux qui pensent qu’un douanier à l’OCC est pour prononcer la condamnation à mort.
Pas du tout. Le Conseil d’Administration ne fera rien d’autre sinon la défense des intérêts de l’OCC et ce, dans le strict respect des lois qui le régissent.
Donc Monsieur l’ADG honoraire Domain Makut, fini le combat que nous nous sommes souvent livrés lorsque nous étions aux commandes de deux Offices. De toute manière, ce combat n’avait servi à rien. Car par la suite, notre mandat devait prendre fin et il avait effectivement pris fin. Pour terminer, tenant compte à la fois des problèmes énormes auxquels nous serons confrontés durant notre mandat et des faiblesses et imperfections inhérentes à toute œuvre humaine, je prie Dieu de nous donner la Sagesse, celle qu’il a donnée à Salomon, pour conduire à bon port cette maison dont le Gouvernement vient de nous confier la direction. Que les grâces abondantes du ciel tombent comme une grosse pluie sur l’OCC, son Conseil d’Administration, tous ses cadres et agents ainsi que ceux qui ont la charge de ce pays.
Je vous remercie Kinshasa, le 18 janvier 2008. Albert KASONGO MUKONZO
Propos recueillis par Médard Kala
