L’insécurité gravissime qui a installé ses pénates à l’Est de la République démocratique du Congo
nécessite des moyens colossaux pour y mettre fin. Les groupes armés qui opèrent dans cette partie de
la République, soutenus par certains pays voisins, créent la terreur et la désolation auprès des pauvres
populations. Chaque jour qui passe, l’on continue à enregistrer de nombreux morts, surtout dans la
province de l’Ituri. Plusieurs villages ont été non seulement détruits mais leurs habitants ont fui pour
chercher des endroits paisibles pour vivre à l’aise.
A l’heure qu’il est, la situation est très préoccupante à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Plus de
9.000 enfants, sans abris, et dont la plupart sont des orphelins, ne savent plus à quel saint se vouer.
Leurs parents ayant été massacrés par ces rebelles. Pour survivre, ces enfants se livrent à des petits
jobs surtout dans le marché de Bunia où ils sont traités comme des va nus pieds. Incapables de
poursuivre leurs études, leur avenir devient hypothétique. Des voix s’élèvent de partout pour fustiger
cette affaire. La Société civile de cette province s’indigne du silence affiché par les autorités tant
nationales que locales.
A noter également que l’état de siège décrété par le Président de la République et Chef de l’Etat, Son
excellence monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo n’a pas encore apporté les fruits escomptés.
La situation sécuritaire demeure toujours préoccupante en Ituri. Quoique la coalition FARDC-UPDF bat
un travail appréciable. 14 localités ont été, en effet, reprises par cette coalition en trois mois
seulement.
En un mot comme en mille, le moins que l’on puisse dire au sujet de ce feuilleton est que le
Gouvernement congolais a du pain sur la planche. Les prochains jours promettent d’être riches en
rebondissements.
Par Nkalulu Lokombe
