Personne ne s’y attendait. Et pourtant, le Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC) vient de confirmer la refondation de cette entreprise à travers une marche de santé organisée sous son impulsion. Une expérience unique du management opérationnel et stratégique au service de la sécurité sanitaire en RD Congo.
L’envol synthétique de l’historique de l’Office congolais de contrôle (OCC), met le doigt sur une réalité vivante qui doit certainement interpeller les consciences d’une manière coupable.
Né sur les cendres d’une filiale de la multinationale Suisse SGS qui s’est installée en 1949 sur le sol Congolais pour des contrôles d’abord de gré à gré et, plus tard des contrôles rendus obligatoires avec l’instauration par l’Etat d’un programme de vérification des marchandises avant embarquement.
L’OCC est aujourd’hui mieux qu’hier. Il est devenu un grand organisme de l’évaluation de la conformité avec des laboratoires multifonctionnels. En 1974, un organisme national d’inspection, de normalisation et de certification de la qualité voit le jour avec pour mission d’accompagner au plan national le développement des échanges et des services. Comme on a pu le constater, contre vents et marées, l’OCC s’est intégré habilement aux institutions en étendant ses compétences, en développant ses métiers et en se mobilisant à tous égards jusqu’à se hisser au rang de leader sur le marché des services. En 2009, l’OCC est devenu un établissement public à caractère scientifique et technique doté de la personnalité juridique créée par l’ordonnance-loi n° 074/013 du 10 janvier 1974.
Ainsi, l’office pouvait procéder en tant tierce partie à l’évaluation de la conformité, en l’occurrence l’inspection, la certification, les essais ou analyses et à la métrologie en se référant aux standards régionaux et internationaux. Actuellement, l’OCC est en passe de devenir le leader incontesté et incontestable soutenant les efforts du Gouvernement de la République.
Une existence historique
En 40 ans, l’Office congolais de contrôle (OCC), a connu en tout et pour tout 20 dirigeants à sa tête. De Joseph Mukota à Albert Kasongo, autant de fortunes professionnelles ont été déployées pour aboutir, à l’heure actuelle, à des options qui en valent la peine.
Tout comme des chirurgiens qui protègent leurs patients en se lavant les mains, en stérilisant leurs instruments et en aseptisant le bloc opératoire, dans l’ensemble, tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’OCC ne se sont pas risqués à couler ce patrimoine du peuple Congolais. Ceci justifiant cela, nous voulons évoquer par voie de conséquence logique l’adage qui dit «l’essentiel pour un homme n’est pas d’être le premier amant d’une dame mais surtout d’être le dernier. Parce qu’on a tout d’elle avec soi après avoir pu enterrer le passé commun…».
Et vint Albert Kasongo Mukonzo
Dans le cas d’espèce en ce qui concerne l’OCC, le tout dernier dirigeant en vue et qui a réussi à inscrire en lettres d’or son nom dans les annales de l’histoire de cet Etablissement public, c’est Albert Kasongo Mukonzo. Celui-ci avait été nommé à la tête de l’OCC par ordonnance présidentielle, le 12 janvier 2008. Lors de la cérémonie de remise et reprise, le DG ai Albert Kasongo a dû placer des mots justes et expressifs contenant des orientations et des objectifs à atteindre par l’OCC: la suite dans l’Edition spéciale d’Afriqu’Europe…
L’objet social de l’OCC
L’Office congolais de contrôle (OCC) a pour objet d’effectuer des contrôles de qualité, de quantité et de conformité de toutes marchandises, des analyses de tous échantillons et produits, ainsi que des contrôles techniques de tous appareils et travaux.
Il peut gérer et exploiter des silos, magasins généraux et entrepôts des douanes. Il peut aussi faire toutes opérations quelconques se rapportant directement ou indirectement à son activité légale, sauf des opérations d’achat en vue de la revente. L’Office est aussi l’organisme national de métrologie, de normalisation, de certification responsable de la protection des consommateurs en favorisant l’interaction entre consommateurs et producteurs. Et cela, conformément à la législation congolaise
