Développer un pays ne repose pas uniquement sur les discours politiques. Cela exige plusieurs piliers fondamentaux : le travail dans la discrétion, la formation, la compétence et la discipline nationale.
Nous devons refuser la guerre, la distraction, la corruption, la haine et les divisions, qui fragilisent durablement la cohésion nationale. Notre priorité doit être de former des ingénieurs, des scientifiques, des techniciens, des économistes et des banquiers capables de construire une économie moderne et souveraine.
Depuis l’indépendance, la RDC connaît une difficulté persistante à transformer ses immenses potentialités en véritable développement. Après 66 ans, il est peut-être temps d’organiser un dialogue national réellement inclusif, non pas pour partager des postes, mais pour identifier les causes profondes de nos crises et rechercher ensemble des solutions durables.
Avec plus de 1 000 partis politiques et autant d’ambitions, la question essentielle doit rester : où est l’intérêt supérieur de la Nation ?
Si nous voulons réellement sortir de cette crise, nous devons dépasser les intérêts individuels et privilégier la compétence, la vision et le service de la République. Une nouvelle dynamique pourrait s’articuler autour de deux grandes sensibilités politiques — gauche et droite — auxquelles s’ajouterait une société civile forte et indépendante.
La RDC n’a pas besoin de plus de postes ; elle a besoin de savoir, de compétence, de travail et d’une véritable vision nationale.
