La fraude aux législatives ne peut affecter les résultats de la présidentielle.
Toute l’agitation qui s’observe présentement autour des résultats provisoires de la présidentielle publiés le 31 décembre 2023 par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), ainsi qu’autour de la décision portant annulation des suffrages de 82 candidats député national, est l’œuvre des ennemis de la République Démocratique du Congo, qui tiennent coûte que coûte à décrédibiliser les élections du 20 décembre dernier.
Primo, ceux qui avancent que des arguments tels que l’annulation des élections législatives dans les deux circonscriptions électorales de Masimanimba dans la province du Kwilu et de Yakoma dans le Nord-Ubangi, y compris la sanction infligée aux candidats fraudeurs auront un impact sur les résultats et l’ordre d’arrivée à la présidentielle, ont tout faux.
Certainement que ces gens se réfèrent aux déclarations intempestives de Monsieur Olengankoy selon lesquelles la fraude concerne 10.000 candidats, sans en donner la moindre preuve de ses allégations à la CENI. Partant, Olengankoy affirme mordicus que cela a une incidence réelle sur le score électoral de Félix Tshisekedi, et qu’au cas du retrait de voix obtenues par tous ces candidats, le candidat numéro 20 perdra sa première. Il n’en est rien.
En effet, même par l’absurde on admettait la thèse de Monsieur Olengankoy, Félix Tshisekedi gardera toujours une importante longueur d’avance sur son poursuivant direct. Car, voyez-vous, sur une machine à voter de la CENI, on ne peut réaliser un vote que pour 750 personnes maximum. Et donc, si les 10.000 fraudeurs avaient, chacun sur lui, une machine à voter, au total, ils ne peuvent donner à Félix Tshisekedi que 7.500.000 voix.
Le candidat numéro 20 est crédité de 13.215.000 voix. Si l’on soustrait 7.500.000, il va lui rester 5.715.000 voix, loin devant Katumbi qui vient en deuxième position avec 3.000.000 de voix.
Secundo, l’infraction de fraude commise par ces candidats fraudeurs l’a été à titre individuel. Par conséquent, ils répondront également, de façon individuelle, de leurs forfaits.
Ce qui importe ici, c’est de demander, en plus des sanctions administratives leur infligées, que ces fraudeurs soient poursuivis par la justice, afin de subir la rigueur de la loi en la matière. Dans le cas d’espèce, il s’agit de la loi électorale qui stipule en son article 89 ceci : » Est puni d’une servitude pénale principale de six mois à cinq ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs congolais, ou d’une de ces peines seulement :
- toute personne qui soustrait des bulletins de ou qui pose des actes susceptibles de fausser les résultats de vote. »
Telle est la loi qui ne demande qu’à être appliquée, au lieu de se lancer dans des considérations politiciennes susceptibles de mettre inutilement la poudre au feu, par la demande infondée d’annulation de toutes les élections.
Plus loin, le même article conclut : » Il est, en outre, puni de la d’échéance de ses droits de vote et d’éligibilité politique pendant une période de six ans. »
Lokombe Nkalulu
Rédacteur en chef
