Pays aux immenses potentialités naturelles, humaines et culturelles, le développement de la République démocratique du Congo, continue à trainer les pieds. Ce piétinement requiert de la part de tous les Congolais une profonde remise en cause en ce qui concerne le changement des mentalités. L’émergence de la RDC en perspective de l’horizon 2030 est possible. Il suffit d’une bonne dose de volonté politique pour relever tous les défis du développement de ce vaste pays à la dimension d’un continent.
Bon nombre des véritables compatriotes soucieux de la matérialisation de cette vision ne cessent de peaufiner diverses stratégies pour booster ce changement tant attendu par tout le peuple congolais longtemps paupérisé à outrance.
Le Dr Noel K. Tshiani Muadiamvita scrute les pistes des solutions
Parmi ces dignes fils qui se soucient pour un réel changement au sein de la société congolaise, le nom du Docteur Noel K. Tshiani Muadiamvita occupe une place de choix. C’est le constat de tous les observateurs avertis et autres analystes rodés. Président de la Compagnie financière d’Investissements et des crédits (COFIC) et chef de file du parti politique Force du Changement (FDC), cette icône rompue dans la bonne gouvernance a une vision futuriste pour le développement de son pays, la RD Congo.
Nos fins limiers ont pu entrer dans l’intimité politique de ce brillant acteur politique. La santé de son parti est florissante malgré la situation précaire caractérisée par l’insécurité qui prévaut à travers le pays. S’agissant de la santé de ce parti et des multiples stratégies, le Docteur Noel Tshiani K. Muadiamvita révèle :
« La Force du Changement se porte très bien en tant que regroupement politique nouveau sur la scène politique en RDC. Elle enregistre chaque jour de nouveaux membres attirés par nos valeurs fondamentales qui sont la méritocratie, l’intégrité, la justice, le travail, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et le développement économique accéléré au profit de tous. Nous avons une vision de développement unique pour sortir notre pays du sous-développement et accélérer le développement en un temps record ».
Les défis à relever pour y arriver
Pour assurer un développement durable en RDC, le Dr Tshiani Mudiamvita révèle les stratégies de son parti : « Notre plan pour la RDC s’appelle « le Plan Marshall de Noël Tshiani pour la Reconstruction et le Développement de la RDC ». Il vise à sortir la RDC du sous-développement et en faire un pays émergent en 15 ans tout en créant au passage des emplois et opportunités pour tout le peuple congolais. Pour le faire, nous envisageons de mobiliser 800 milliards USD sur 15 ans à investir massivement dans l’amélioration de la gouvernance et création des conditions de paix et sécurité durable, dans le développement du capital humain, dans le développement des infrastructures de base et le développement de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et la diversification économique ainsi que l’industrialisation accélérée du pays ».
Dans cet exercice, a-t-il renchéri, la protection de l’environnement nous permettra de conserver la nature et nous affranchir des effets néfastes de l’industrialisation sur la société. Les 800 milliards de dollars proviendraient des sources intérieures en combattant la corruption, des investissements directs étrangers et des aides multilatérales et bilatérales.
S’agissant de son dernier périple en Corée du Sud, l’homme révèle : « Franchement, je peux vous assurer que la Corée du Sud peut être un bon modèle de développement pour la RDC et beaucoup des pays africains. Je viens de rentrer d’un voyage en Corée du Sud et suis impressionné que ce pays qui était au même niveau de développement que la RDC en 1960 est aujourd’hui un pays industrialisé ».
Et de poursuivre : « Le plus grand des quatre dragons asiatiques en termes de poids économique, la Corée du Sud a connu une phase spectaculaire de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale moderne. Dans les années 1960, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie. En 2007, son PIB par habitant est passé à 26.523 USD, devant le Portugal, au même niveau que la Slovénie, et légèrement inférieur à l’Espagne, pays membres de l’Union européenne (UE) ».
À partir des années 1960, la Corée du Sud a suivi une politique économique protectionniste. La plupart des produits d’importation sont interdits, le système financier est nationalisé, des plans quinquennaux sont adoptés, l’État n’emprunte que très peu et les investissements étrangers ne sont pas favorisés. Une réforme agraire conduit à l’expropriation sans compensation de grandes propriétés japonaises et les terres ont été divisées en petites parcelles.
Les paysans sont, cependant, obligés par la loi de vendre leur production à bas prix, ce qui les laisse dans la pauvreté. Du fait du contexte de guerre froide et de sa situation géographique, la Corée du Sud fut particulièrement privilégiée par les États-Unis qui lui apportèrent une forte aide économique annuelle.
Le fer de lance de la politique gouvernementale fut la création des Chaebol. Ces conglomérats familiaux (Hyundai, Samsung, LG Group, etc) bénéficièrent des subventions publiques, de protection face à la concurrence internationale, des terrains mis à leur disposition, d’une faible fiscalité et des normes spécifiques. Le gouvernement ne reconnait pas de salaire minimum ou de congé hebdomadaire et impose des périodes de travail gratuit à son bénéfice. Et les journées de travail sont d’une durée de douze heures. En outre, les syndicats et les grèves sont interdits. Dans les années 1980, la semaine de travail d’un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde.
En 2008, la Corée du Sud est devenue la 13e puissance économique mondiale avec un PIB de 1.024 milliards de dollars américain. Si l’on exclut les échanges intra-Union Européenne, la Corée du Sud devient respectivement la 6e et la 7e puissance exportatrice et importatrice des biens.
Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce à des liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries et une politique d’endettement massif.
Le gouvernement a favorisé l’importation des matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation. Il s’explique aussi par une très importante quantité de travail demandé aux ouvriers. En 1980, la semaine de travail d’un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde entier et celui-ci ne représente que 50 % du coût salarial d’un ouvrier mexicain. Les syndicats sont alors illégaux. En conclusion, si on veut se développer, il faut travailler. Il faut avoir une vision et exécuter sa vision à la perfection.
Un coup d’œil furtif sur la diaspora congolaise
Tshiani Mudiamvita n’est pas allé par le dos de la cuillère pour signaler que la diaspora congolaise représente près de 10 millions des personnes éparpillées à travers le monde. C’est une force capable, si on peut bien l’encadrer, pour qu’elle devienne une bonne source d’expertise et des compétences pour le pays en plus d’être une source de financement pour la consommation et des projets de développement en RDC. L’Etat congolais doit créer des conditions de retour de cette portion de notre population qui traîne à l’extérieur et n’attend que les conditions idoines pour s’impliquer sans le développement du pays.
Quid de la jeune démocratie naissante en RDC ?
La jeune démocratie naissante en Afrique en général et en RDC plus particulièrement se trouve encore à la croisée des chemins. Les présidents africains peuvent-ils devenir des pères de la démocratie en Afrique ? A cette interrogation, le Docteur Tshiani Mudiamvita souligne : « La question est trop générale et toute généralisation peut être abusive. Si je suis Président de la RDC, je souhaiterais faire de mon pays un modèle de démocratie, de gouvernance et de développement en Afrique. Je souhaiterais utiliser les ressources naturelles du pays pour accélérer le développement économique et social au profit de toute la population ». Et l’homme de conclure : « J’invite les Congolais à prendre connaissance du « Plan Marshall de Noël Tshiani » pour la reconstruction et le développement de la RDC qui peut nous aider à mobiliser les énergies et les ressources pour accélérer le développement du pays en un temps raisonnable. Nous avons un grand et beau pays doté de tous les avantages pour son développement. Mettons-nous ensemble pour réaliser nos potentialités afin d’améliorer les conditions de vie de toutes nos populations.
