Des centaines des manifestants en colère ont saccagé et pillé lundi à Goma les installations de la Mission des Nations unies, accusée d’inefficacité dans sa lutte contre les groupes armés de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Après avoir barricadé les grandes artères de Goma, chef lieu de la province du Nord-Kivu, ces manifestants scindés en deux groupes ont pris d’assaut le siège local de la mission onusienne ainsi que sa base logistique située hors du centre-ville.
Au quartier général de la Monusco, les manifestants en colère ont brûlé des pneus et du plastique devant le portail avant d’escalader et de vandaliser l’enceinte, a constaté un correspondant de l’AFP.
REACTIONS
Martin FAYULU

La situation qui prévaut actuellement dans le Nord Kivu nous préoccupe. Nous comprenons le ras le bol de la population, victime de tant d’agressions mais l’invitons à manifester pacifiquement. Les gouvernants de fait et le Conseil de sécurité doivent prendre leurs responsabilités
Delly SESANGA

MONUSCO
La Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) dénonce ce qu’elle qualifie « d’attaque contre ses locaux » ce lundi 25 juillet 2022 dans la ville de Goma au Nord-Kivu.
Dans un communiqué, la MONUSCO fait savoir qu’un groupe de pilleurs a pénétré dans des locaux en marge d’une manifestation interdite par les autorités. La mission onusienne estime qu’il s’agit des incidents « inacceptables et contreproductifs ».
« Les incidents de Goma sont non seulement inacceptables mais totalement contreproductifs. La MONUSCO est mandatée par le Conseil de sécurité pour accompagner les autorités à protéger les civils. Elle se tient aux côtés des populations et appuie les forces de défense et de sécurité nationales dans leur lutte contre les groupes armés. La Mission appuie aussi les autorités congolaises dans leurs efforts qui visent à restaurer l’autorité de l’État », a déclaré Khassim Diagne, représentant spécial adjoint en charge des opérations, cité dans le communiqué.
